samedi 11 juin 2022

L'invariant...

Le truc qui revient inlassablement. Immobilisme lorsque la pulsion de vie n'est pas assez animée. Routine. Ronronnement. Ronronne ment. Sûrement. Alors s'aligner, agir le dire, passer à l'action plutôt que maugréer dans son coin. Hier, je suis allée manifester à Marseille. Nous n'étions pas nombreux. Difficile tâche que de rassembler les psys. Mais y être présente faisait sens, et sentir cela est précieux.

Bain frais matinal au lendemain dans une mer rafraichie de vent. Idée vague en eau calme. Envie d'écrire. Ça faisait longtemps. Dans l'après coup du mouvement de la veille (écoute possible : journal de 18 h France Culture, à 12 minutes 45), je suis allongée sous le soleil... et je laisse mon esprit vagabond.

L'invariant. L'un va riant.
Qu'est ce qui, d'un autre à l'Autre passe, agit, transforme. Qu'est CE qui... Qu'est "CE" ? Ce, c'est ça.
L'invariant, l'un va riant quand l'Autre s'assoup(l)it. Quand l'autre ça sous pli... mettre du jeu, et je vous épargnerais toutes les associations possibles de cette dernière expression.

Le soleil est déjà brûlant ce matin. Aller se baigner. Seule chose à faire à l'instant.
L'invariant bain quand je surchauffe ? Avec une pensée pour Héraclite, naturellement, donc... riant, plutôt. Oui, décidément, l'un va riant !



vendredi 29 janvier 2021

Covid-19, la fusée qui nous cloue sur place...

Le virus circule, parce que son taxi préféré, notre corps, est mobile. Un des moyens de stopper, freiner sa propagation, fut d’avoir mis nos corps à l’arrêt : confinés, limités, distanciés… Au fil des mois, pourtant, le désordre est apparu.

Au-delà d’un corps immobile, le danger est devenu l’immobilité psychique. Corps figé, relation sociale gelée… ajoutez l’hiver… saison rude, pour nous, pas pour lui. Il semble aimer le froid, il se déguise et trouve de nouvelles figures. Peu d’opportunité de l’éradiquer rapidement.

Alors, dans l’attente qu’on lui fasse la peau, dans la crainte d’un reconfinement, ou d’une nouvelle règle du jeu, dans la lassitude ambiante qui ronge, il reste important d’animer notre psychée par la parole, le corps… parler, danser, imaginer, créer...

Planète – vaisseau spatial…

Corps – vaisseau viral ?

Retrouver notre infini vaisseau mental !



Animer nos ressources et faire face à l’inattendu. Prendre la mesure, qu’au fond, il n’y a que de l’inattendu dans nos vies. Cultiver l’idée que cette expérience aussi bouleversante soit-elle est l’occasion de se découvrir soi, de découvrir l’autre, de découvrir le monde.

Isolé, et pourtant une expérience mondialement partagée.


Être et monde, sensibles, fragiles, étranges et beaux. Pansons le lien et aventurons-nous en 2021…


mardi 17 mars 2020

Consultations confinées in fine

Voici que nous traversons un épisode sans précédent.

Nous cultivons souvent le confort de nos maisons, et là, nous rechignons à y rester ? La responsabilité citoyenne l'emportera... confinement oblige.

Ainsi, nous réaménageons nos activités, personnelles et professionnelles.

Sachez que les consultations sont maintenues en ce temps possiblement anxiogène. Par Skype, téléphone... ces outils nous permettent de ne pas rompre le travail engagé.

Il m'apparaît plus délicat de commencer d'emblée un suivi avec de tels dispositifs. Mais je ne l'exclue pas.

Passer le cap de l'inquiétude, de la colère, ou tout autre émotion, ressenti, sentiment, nous pouvons décider de vivre cette situation comme une expérience nouvelle pour aller à notre rencontre. Si ce n'est pas toujours confortable, il peut être enrichissant de faire un tour sur soi, de se découvrir, sans fard, contacter ses ressources, sa créativité pour vivre au mieux ce qui se présente. Et nos échanges peuvent soutenir cette démarche.

A bientôt !

dimanche 5 janvier 2020

Nouvelle année, nouveau cabinet !

Je vous souhaite le meilleur pour cette nouvelle année. Le meilleur, c'est qui vous êtes, avec vos fantaisies, vos doutes, vos espoirs, vos déceptions, vos essais, vos projets... et bien plus encore. Je vous accueille dans un nouveau lieu : 15 place de la Visitation, toujours au centre ville de Toulon. (voir les informations pratiques)


mardi 3 septembre 2019

Routines.

Quelques notes de musique qui s’égrènent.
Chaleur à peine tombée.
Vers la fin de l'été.
Rentrée.
Possibles mêmes rengaines.
Dans le monde de vieilles haines.
Dans le monde aussi tant de beauté.

Je n'avais pas envie d'écrire plus. Goûter simplement cette heure. Bientôt 19 heures achevées. Désormais la nuit qui arrive un peu plus vite. Hier le souvenir d'un filet de lune embrasée et si vite cachée. Ici, tout est paisible. Les feuilles d'un livre. Une nouvelle revue à découvrir... Laisser les yeux galoper. Quitter l'écran. Quitter l'écrin. Plonger dans les mots des autres pour... apprendre, entendre, s'émouvoir, forger un regard.

Et puis. Dîner. Repos. Rêverie. Avant de pouvoir dire demain "Bonjour le monde !" quand de ma fenêtre je verrais le clair ciel du petit matin.

J'assume la niaiserie. La légèreté. L'enfantin. Le simpliste. L'inachevé. Le naïf.
And so on. Ainsi. That's all folks. Surtout ne pas se prendre trop au sérieux ;)

                                      Toulon. 19h51.

mardi 30 avril 2019

Attention ! Facebook nous la veut...


Pas super active sur les réseaux sociaux, je me fais ainsi régulièrement rappeler à l’ordre par Facebook qui me dit combien vous êtes esseulés de ne pas me lire… quoi ? Il en sait plus sur vous que vous-même sur votre état ou votre désir ? Wow, je suis impressionnée.

Réseaux sociaux. Vraiment ? Sociaux ? Je ne sais pas. Réseaux entre eux, oui. Oh cher algorithme qui me facebook, m’instagram, me tweet, me googelise… à peine je cherche quelque chose que dans la minute qui suit je vois en boucle la possibilité d’acheter.

Attention. Attention monétisée. Chère, très chère attention qu’on me pique. Piquée d’intérêt pour… quoi, quelques images, infos, sans lesquelles je ne pourrais vivre. Parmi vous. Me faire remarquer…

Collectionner les "like". Facebook soigne mon ego. Trouver la bonne info, tant pis si déjà tant partagée. Nourrir mon cerveau. Oui. Conçu pour inlassablement chercher de l’info. De la fraîche, croustillante, amusante, effrayante, jugeante… et après ?

Moi, l’unique, remarquable, remarquée, étalant ma vie sur des langages obscurs qui me dissèquent, m’analysent, et me logent dans une petite case, comme un jardin secret où fleuriraient les mêmes plantes que moi. Liens de lianes, de racines enchantées où l’on se reconnait. Alors, oui. Bien sûr cela fait mouche. Les grosses ficelles que voilà. Dans l’entre-soi.

Facebook soigne notre ego. Apaise nos symptômes. 5 minutes, le temps de lâcher et d’y revenir. Accroc. Il nous veut accroc. Les réseaux sociaux mangent nos cerveaux.

Voilà. On a beau le savoir, on s’évade dans cet espace indéfini et paradoxalement clos.

Je ne vous écrirais pas plus souvent. Je ne partagerais rien en particulier pour seulement exister sur cet entrelacs virtuel. Non. Je ne veux algorithmer la question de l’Être. Je résiste…

Soyons clair. Pas un acte militant. Pure flemme. Comme quoi, prendre le temps, goûter si amoureusement l’instant est le véritable apaisement. Le luxe dans un monde qui s’accélère sans savoir où il veut aller vraiment. Ralentir. Arrêter de lire. Sourire. Fermer l’écran. Regarder simplement ce qui est. Là. Présent.

jeudi 31 janvier 2019

now.now.now.now. et s'il était toujours maintenant.

La trotteuse galope. Le clavier est resté silencieux tout ce temps. Mesurable et si subjectif. Des heures qui semblent des secondes. Des secondes qui paraissent des heures. Selon que vous vivez, heureux, malheureux. De joie ou de colère. Imperceptible quand vous êtes occupée. Ici et là.

Et soudain réaliser. La nouvelle année. Tiens, une occasion. Ecrire ici, parce que je ne l'ai pas fait depuis longtemps. Alors, pourquoi pas... Se laisser tenter. Laisser filer les mots, comme s'il s'agissait de laisser tout dire. Vous voyez de quoi je parle. Bien. Voyons ce qui vient.

Méditation, épisode 3. Suite et fin (ou pas). Sabler son pas. Vaste étendue, jamais perdue. En groupe, mais toujours à l'avant, pour une vue dégagée. Comme si être seule. Un guide qui vous fait signe quand vous perdez la bonne direction, d'une dune à l'autre. Un groupe fantastique, enjoué, profond qui sait laisser l'espace nécessaire. Du rire, du vent, du sable volant. Et notre troupe qui déambule quelques jours dans ce magnifique désert marocain... pas si désert. Mais restant idéal pour se trouver, autrement, dans un quotidien bien différent du boulot-dodo de certaines semaines.


Pourquoi marche et méditation dans le désert ? M'offrir l'inconnu. Sentir que j'ai les ressources pour faire face à cet inconnu. M'enrichir pour partager.


Il y a des mots qui résonnent encore. Pêle-mêle : Mouvant émerveillement. De quoi je me suis enrichie ? Vivre. Enfance enjouée, toujours cultivée. Traversée... Et plus encore, mais là, vous ne saurez ! Comme un jeu d'ombre ;)


Pour célébrer ce début d'année avec vous, je vous espère de beaux horizons, de vastes étendues ou les champs des possibles pour vous réaliser. Malice et légèreté. Audace et curiosité. 




lundi 17 septembre 2018

S'émouvoir, se mouvoir. De constellations en sillages.


Nous ne sommes pas des cailloux, nous sommes des êtres émotionnels. Cette phrase que j’ai déjà prononcée en cours de séances résonne… Un caillou roule sur une cuisse ; agile, la main le rattrape. Le danseur laisse choir la pierre, nous laissant craindre qu’elle va lui broyer le pied. Corps intact qui continue de bouger. Au sol, debout, et même suspendu. Il nous entraîne d’un continent à l’autre, bercé de chants exotiques. Mic-mac. Dernière pièce du festival Constellations. Kubilai Khan Investigations en action. Vendredi/Dimanche  : danse, performance, texte, mouvement, lumière, obscurité, corps nu ou habillé, différents lieux pour déambuler dans une ville soudain traversée d’étoiles.

L’année dernière, j’étais déjà présente. Mais, je ne m’étais pas sentie à l’aise. Programmation trop élitiste ? Je me sentais exclue d’un environnement que je trouvais replié dans son quant-à-soi. Entre généralités et jugements, je m’étais moi-même enfermée, je crois.


2018, je renouvelle l’expérience. Car tout passe et tout demeure. Texte saisissant. Conférence improbable. Souffle/voix et corps basculés. Identité entre deux. Dans l’obscurité. Danser ! Brume. Sons endiablés. Une femme puissante. Et toujours plus de « danse, danse, danse ». Jusqu’à ce que… Ô ciel ! Un homme stupéfiant surgit en collant…

Tout passe et tout demeure… En dire un peu plus. Sur la parole d’Héraclite.

Héraclite l’obscur qui exige des hommes qu’ils abandonnent leur existence ensommeillée et rêvée pour vivre à la mesure de la réalité qui les entoure. Tout coule, tout s’écoule, ne reste jamais pareil. Toutes choses sont en mouvement. Tout se transforme et rien ne demeure immobile, tout passe et rien ne demeure. Filant la métaphore de l’écoulement : « tu ne saurais entrer deux fois dans le même fleuve, car la seconde fois, le fleuve n’est plus le même, ce sont d’autres eaux, et les berges se sont modifiées ». De même avec le temps qui s’écoule, je ne suis celle que j’étais la veille, mon corps est emporté dans un mouvement pareil à celui des fleuves. « Tout ce que tu vois court au rythme du temps, rien de ce que tu vois ne demeure ». Tout coule. Tout court.

Ce même week-end, dans un autre genre… un peu de souplesse ;)

Kevin Mayer, décathlonien explique après son dernier exploit, au-delà de l’esthétique ou de la statistique, que la piste d’échauffement brûle quand il l’aperçoit. Et d’ajouter, ce qui différencie les champions des très grands, c’est qu’ils sont les très grands dans la sensation et non dans la réflexion, ils vivent intensément l’instant présent.

Mouvement. Déambuler. Découvrir. Être saisie… à condition d’être éveillée. A condition d’être dans l’instant présent… D’Héraclite à Antonio Machado, une fin toute trouvée pour cet article de rentrée, pour remercier tous ceux qui sans le savoir me ramène à l’essentiel. Délicieuse piqûre de rappel…

« Le chemin se fait en marchant. Et quand tu regardes en arrière, vois le sentier que jamais tu ne dois à nouveau fouler (…) Il n’y a pas de chemin, rien que des sillages sur la mer. Tout passe et tout demeure (…) notre affaire est de passer, de passer en traçant des chemins. Des chemins sur la mer »


mardi 31 juillet 2018

Vacances... j'oublie tout ? Sauf de méditer !!!

Non, je n'ai pas oublié... J'ai parlé d'un épisode 1.

Voici l'épisode 2.

Piqûre de rappel. Pour moi, pour vous. Car le plus bel exercice est de se retrouver chaque matin pour ce rendez-vous avec soi-même, en soi-même, mais aussi avec le monde.

Il s'agit d'être. Pleinement. 



Merci Monsieur Mindfulness, et à très bientôt !!




Oui, l'article est court, la vidéo est brève,
mais que voulez-vous,
je suis en vacances...
Profitez. Autant que vous pouvez.

dimanche 22 juillet 2018

Dimanche, objectif et performance...

D'abord samedi. Jazz à Toulon, concert, prendre un verre et parler tranquille jusqu'à se rendre compte qu'il est 2h30 du matin. Rien de grave... sauf quand j'ai décidé d'aller courir dimanche avant d'aller à la plage. Et qu'à la plage, j'y vais vers 8h30...

Calcul rapide... je n'aurais que 3h de sommeil avant de faire mes 10 bornes.

Préparation mentale... revoir quel est mon objectif. La motivation est là. 5h45, les premières notes de musique pour me réveiller. Mécanique lever. Se demander pourquoi s'infliger cela...

Et lentement, je me prépare. 7h du matin, sur mon terrain de jeu habituel, ses chemins caillouteux, son relief surplombant la mer, la fraîcheur matinale... Monologue interne : ne pas se faire de mal, je vais avoir du mal, je ne vais pas forcer... Pourquoi se sabrer avant même les premières foulées ?

Je cours, 1, 2, 3 km... tout va bien, les sensations sont bonnes, le corps n'est pas trop lourd, mais je doute... et c'est alors qu'un nouvel objectif va m'accompagner : écrire ce que vous lisez, et plus particulièrement quelques personnes en tête pour leur dédicacer.

Je ne suis pas sportive. Mais j'aime sentir mon corps dans cet effort. Courir 10 km, une fois par semaine... Du mal à m'y tenir. Mais aujourd'hui, je ne veux pas lâcher.

Courir pour celui qui redouble d'effort pour sauver son projet, courir pour ceux qui croyaient leur projet abouti et qui doivent penser à une autre étape, courir pour celui qui débute un nouveau projet et qui met toute son énergie pour le déployer, courir pour celui qui, aux portes de son projet aoûtien, empreinte un nouveau chemin pour mieux l'élaborer.


Km 5 la douleur au genou droit est plus aiguë. Est-ce que je vais continuer ? Km 6 la douleur à son acmé. Ne serait-il pas raisonnable de s'arrêter. Non, je ne veux pas. Douleur tu es là. La traverser, penser à mon ostéo et ses doigts de fée. Km 7, un regain d'énergie, la musique aussi, le plaisir de l'entendre se dérouler au rythme de ma foulée. For House Music Lovers. Toi même tu sais, cher DJ, que toujours ton son j'écoute dans ma déambulation !

Km 8, le plaisir de se dire qu'on n'est plus très loin de la fin... et bingo, la fatigue s'invite. L'article, le post sur Facebook, la dédicace, se le répéter, tenir, le prix à payer, promis, sur la plage petite sieste assurée. A quoi ça tient ? Chacun sa motivation pour faire sa perf. Pas besoin de grandiose, d'extraordinaire. Ecrire me fait courir. Cela m'appartient. Et la perf du jour... à ma taille.

10 km pour certains, 3 fois rien, pour d'autres 10 km, même pas une idée dans leur tête !

Faire comme l'on veut, comme l'on a envie, comme l'on a besoin.

Se mettre en mouvement, puis se mettre à l'arrêt. Plage ! Y être absolument ce matin car j'ai promis à une petite fille de lui faire une photo pour répondre à sa question : c'est quoi la plage ? Un espace libre, ouvert, le champ des possibles... et aujourd'hui le lieu idéal pour se déposer.


mercredi 4 avril 2018

Méditation !


Le corps se meut sur le plateau. Il retrouve après ses entraînements, ses répétitions, la chorégraphie. Elle coule dans les veines, est à ce point imprégnée qu’elle peut enfin s’interpréter. Plaisir et liberté.

Je vous parlais de danse. Une énième fois. Je vous « teasait » méditation.

Retrouver son corps dans un même espace, dans une même posture. Voir comment très rapidement, le corps imprime ce rendez-vous. Le bonheur de ce moment que l’on s’accorde. Le pas se ralentit. Le silence s’invite. Le regard se défocalise. Sentir l’air ambiant. S’asseoir tout simplement.

Au réveil. Se préparer. Douche. Vêtements. Traverser le jardin. Gagner la pièce où tous nous nous installons. Attendre l’indication du jour. Je n’ai pas faim. J’ai l’habitude de déjeuner dès le réveil. J’ai craint ce changement. Entendre combien je m’enferme dans une représentation. Liberté. Bouger les lignes en douceur. Corps et mental qui se rencontrent. Vraiment.

Retraite de méditation de pleine conscience, du mercredi 17h au dimanche 14h. Une expérience intensive. Une intense expérience. Coupure digitale. Rupture d’avec les habitudes. Celles que l’on croit nécessaires, celles qui changent, se recréent.

Voilà pourquoi, pour moi, la méditation n’est pas immobilité.


La posture assise, enroulée dans ma couverture, zafu, en tailleur. Pas toujours confortable. Dans le corps, tout un tas de sensations. Le mental lui produit son flot de pensées. Je suis lente. Il me faut du temps pour que quelque chose lâche, s’installe, s’apaise. Repérer ce qui me traverse et revenir, autant de fois que nécessaire à l’instant présent, insaisissable. La respiration comme une alliée. Pas toujours. La respiration témoin de mon état émotionnel, mental, physique. Et je n’aime pas toujours sentir, percevoir ce qu’elle m’indique. Tension. Vagabondage. Après une vingtaine de minutes, je me pose.

Un autre voyage commence. Se rencontrer, dans l’insaisissable présent à peine vécu, déjà disparu, renouvelé sans cesse. Le temps. Ce truc de philo qui tinte à votre oreille : chronos, kairos, aiôn. Quitter le temps de la montre, pour saisir l’occasion d’être dans ce moment mesuré par le ressenti dans une éternité nouvelle…

Être.

Jamais simple.

Aller à sa propre rencontre. Sans se couper du monde.

Et puis marcher. Voir autrement, sentir autrement son pas, son corps dans ce mouvement simple de la marche. Équilibre en permanence retrouvé. Lenteur nécessaire pour vivre pleinement ce qui se déroule. Le pied, chaque articulation, de la cheville, du genou, de la hanche. Balancement du bassin, des bras, mouvement de la tête.

Comme la précision du geste dans la danse…

lundi 26 février 2018

Donner du cœur au corps, donner du corps au cœur


Plaisir extatique qui m'imprégnait au retour de Châteauvallon. Un petit post sur Facebook. Et puis, l'envie de l'insérer sur le blog, car il me semble désormais être une introduction possible au prochain article... sur ma retraite de méditation de pleine conscience.

Laissons maturer... en attendant laissons danser...


CROSSOVER. Liane et lien. Ce groupe d’hommes, souples et agiles, forts et puissants, légers et endurants. Savant mélange de hip hop et de contemporain où les corps se mêlent, se frôlent, se tiennent, se répondent. Ou les regards se croisent, se toisent. Le souffle perceptible malgré l’environnement sonore tant l’effort est intense. Et ça tourne dans tous les sens, et ça rase le sol, et ça s’élève dans cette architecture tubulaire. Corps suspendus défiant la gravité. Oui, rien n’est grave lorsque la danse vous nourrit, vous emporte.

Regarder. Etre captivée. Enveloppée aussi par le son. Le rythme des corps, le rythme des notes. Ils sont huit. Chacun sa singularité. Peut-être l’un plus remarquable que les autres. Pourquoi ? Parce que son corps liane, dans un au-delà de la souplesse fait lien entre tous les autres. Mouvement continu.


Cette phrase qui flotte pour moi, quand ma rétine imprime ces corps virtuoses, délicats, sensuels :

La pesanteur n’existe plus, l’espace n’est plus que corporel et le corps devient émotion.

Oui, vraiment, il y a quelque chose comme cela :

Dance, dance otherwise we are lost.


vendredi 22 décembre 2017

Moi ou la planète...


"Curieux de savoir d’où vous vient l’envie de préserver la planète ?"
 


Voici, un peu condensé, sur FaceBook, la conclusion d’un post que je lisais il y a quelques jours. D’une curiosité à une autre, je décidais de répondre, car cela permettait de mettre au jour, pour moi-même, ce qui m’anime. Vous allez lire l’effet du lien, ce qui, d’un autre à l’autre,  passe, agit, transforme – vous aurez reconnu l’emprunt lacanien - .

Ainsi donc, je répondais comme suit :

 "Le 18 décembre, j’écris à un collègue : « Émotions. Épuisée. Un peu déboussolée. J'ai envie d'une pause... être loin, de tout. Je rêve, j'imagine, simplement danser. Chanter peut-être. Dormir. Voilà ce que je désire : danser dans un désert. "L'espace n'est plus que corporel". Un corps en expansion dans le silence de l'univers. ». Comme je me sentais, mécanisme projectif, l’univers était. Un peu chaos. A d’autres moments, par introjection, le monde simplement beau, vivant, apaisé, en moi, s’imprime. Dans cette interaction permanente, par l’essence des sens, comment ne pas prendre soin de moi, du monde, du monde, de moi. Le temps présent méditatif qui m’apprend à me connaître sans jamais me couper de ce qui m’entoure. Voilà ce qui m’amène à prendre soin. Moi ou la planète, c’est pareil."

 


La nuit même de mon écrit, dans l’après-coup, j’entendais l’évidence : identification ! Que n’y avais-je pensé plus tôt. Il suffisait de se laisser aller à quelques mots et autres expressions pour faire le lien (le lien encore, toujours).

 


Il m’est arrivé de gronder, tempêter, d’être saisie d’une colère éruptive telle un volcan. Mes larmes ont, un jour, roulé sur mes joues comme une rivière. Je me suis sentie perdue, au milieu de nulle part, comme en plein océan. J’ai été parfois si heureuse, si légère, que mes pieds quittaient le sol, je volais dans les airs. A d’autres moments rêveuse, la tête dans les nuages, quand parfois, pragmatique, j’ai les pieds bien ancrés dans le sol. Finalement un trait d’union ciel-terre. Il m’est arrivé de me sentir asséchée, cœur ou esprit, tel un désert. Sans rien pouvoir écrire. D’autres jours, ça fourmille, mon esprit vagabonde rapide, s’épaissit, luxuriante forêt tropicale aux milles habitants qui règnent dans ma tête. Imaginaire décuplé ! J’ai atteint des sommets quand je m’en faisais une montagne, avec ma ptite gueule d’atmosphère, sous une avalanche de compliments. J’ai tremblé de peur. J’ai tremblé de désir, sentant mon corps s’ouvrir devant la force tellurique de l’étreinte. J’ai parlé, écrit, exprimé, encore, me déversant telle une coulée de lave. J’ai marché ici et ailleurs, fouler plusieurs sols, enracinée. J’ai voyagé sur ce vaisseau, ce corps-terre qui me conduit à travers l’espace et le temps, comme mon corps qui m’amène là où je suis pour agiter mes doigts sur le clavier et vous écrire ceci. Oui. Vraiment. Moi ou la planète, c’est pareil.
 

 

samedi 2 décembre 2017

Sensationnel Sensoriel...



Irrésistible envie de vous convier à ma dernière balade…


Après un petit marathon avec les étudiants du Diplôme Universitaire de Préparation Mentale 4 jours durant, il me fallait changer de rythme, ralentir mon pas. J’ai choisi un coin de paradis au cœur de la forêt, non loin de Clermont-Ferrand.
La météo imprévisible me faisait un charmant cadeau. La neige. Peu équipée, je poursuivais ma route, la voiture n’ayant pas décidé de glisser en dehors de son chemin. Et plus je m’enfonçais, et plus le blanc gagnait, plus la douceur m’enveloppait, le silence également, quelque chose de cotonneux…

Arrivée à bon port. Se déposer comme un flocon. Atterrir. Passer de la chaleur humaine, d’une formidable équipe pédagogique, de supers étudiants, à la chaleur de l’âtre dans un temps suspendu. Pesanteur et légèreté se conjuguant merveilleusement.



Le lendemain, prendre son temps. Puis se lancer, dehors. Découvrir la lumière, le contraste entre la poudre et l’écorce. De noir et de blanc, d’ombre et de lumière. Le crissement de la neige à chaque pas, l’air frais sur mon visage quand le reste du corps est au chaud. La neige dans ma main, souffler pour la voir voler. S’émerveiller comme l’enfant qui découvre pour la première fois cette étrange matière. Tant de beauté. Tant de magie. Quand l’eau devient ces cristaux délicats.

Sentir le poids de mon corps quand mon pied s’enfonce jusqu’à rencontrer le sol, l’arrondi d’un caillou, une fine couche d’eau, quelques feuilles broyées…


Chercher son chemin. Sentir son mental s’agiter. Excité mais avec un brin de peur. Impossible de se perdre. Poursuivre. Faire traces. Savoir qu’elles vont disparaître. Se faire oublier.
 
 

Quelques notes de musique qui surgissent et ces mots… "Je pourrais bien brouiller les pistes, changer cent mille fois de visage, rayer mon nom de toutes les listes et m’effacer du paysage".

Comme toujours revenir au sensationnel sensoriel. Fourmillement d’informations, traversée d’émotions, sentir la vie circuler dans ce moment singulier de la saison. Ralenti. De la tête au pied, comme grisée par l’air frais. C’est comment l’odeur de la neige ?
Avancer, le bruit de la fine pluie neigeuse sur la capuche, la très légère sensation de l’humidité autour de la cheville. Pour certains, cet environnement est familier. Pour moi, c’est être en expédition, en pleine découverte. Je ne fréquente pas l’hiver. Nous faisons, là, connaissance. Je me sens accueillie.



Au Japon, le Shinrin Yoku est en vogue… Bain de forêt. Je vous encourage à vous baigner. En forêt, oui, mais aussi en ville, dans un train. Celui qui me ramènera demain à Toulon sera l’occasion d’activer autrement ce sensationnel sensoriel. Un peu de temps présent, mêlé de rêveries, saupoudré d’une lecture intelligente, accueillir les sensations, se laisser aller au sommeil si le corps le réclame…

Ecoute. Emotion. Tout ce qui me traverse. Tout ce qui passe, agit, me transforme dans la rencontre. Ces mots, ces instants partagés qui s’incarnent dans les rencontres, ces mots qui restent de nos lectures et nous invitent au dépassement…
La pesanteur n’existe plus, l’espace n’est plus que corporel et le corps devient émotion.

Cette phrase a nourri un projet un peu fou, me permettant de sortir de ma zone de confort et d’inviter les étudiants du D.U. dont je parlais plus haut à se lancer dans cette formation, à vivre une transformation, à tenter, essayer… J’ai démarré ce D.U. en m’exposant devant eux : j’ai dansé devant la projection d’une vidéo que j’ai construite patiemment l’été dernier… J’y ai mis tout mon cœur, j’ai engagé mon corps, en toute sincérité, avec authenticité. J’ai eu peur. Présente là encore à mon corps et mon esprit. Et comme pour emprunter un chemin en forêt sous la neige, je me suis lancée, joyeusement.

Alors, je vous encourage.

Osez, découvrez, plongez, partagez !
 

 

 




dimanche 1 octobre 2017

Artisan de son mieux-être

Ciel gris du matin...
 
Démarrer la journée avec un thé blanc délicatement parfumé, pain abricot-miel pour accentuer la douceur, du doré au brun sombre, quelques notes de musique telles une lune rose.
 
S'aérer, marcher, courir peut-être. Rejoindre une terre rouge aux éclats verts, secs, épineux.
 
Déambuler, rechercher les chemins possibles, jaune ou violet, voir loin...
 
Marcher, légère, déployer ses ailes, caresser les nuages, profiter de l'éclaircie.
 
 
Mon dimanche, tout en douceur, tout en couleur. Se gorger de bonnes sensations jusqu'au soir pour entamer sereine la semaine.
 
Et vous ? Qu'avez-vous fait pour agrémenter votre dimanche ? Avez-vous pris soin de vous ?

samedi 9 septembre 2017

Rentrée.

Etais-je sortie pour devoir rentrer ? C'est étrange quand on y pense de s'accrocher ainsi à ce temps singulier de l'année.

Êtes-vous rentrés ?

Semaine de rentrée, comme chaque année, les mêmes reportages sur les enfants qui reprennent le chemin de l’école plus ou moins enthousiastes. Le choix du cartable, de la tenue, les retrouvailles avec les copains ou la découverte d’une nouvelle école, les parents anxieux...

L’économie qui sort de sa suspension estivale. Les affaires reprennent. Les bouchons comme les bougeons printaniers vont enfler sur les routes. Les jours toujours plus courts. Le temps qui change comme un dégradé de couleurs. Subtil mais sûr.
Moi-même, je n’y échappe pas. J’ai fait ma rentrée… depuis le 28 août, certes. Les patients font leur rentrée au cabinet. Les séances reprennent leur rythme. Ce rythme très scolaire qui scande notre année. Alors je résiste un peu, en utilisant un agenda de l’année civile. Mon année ne commence pas avec la fin de l’été ! Petite futilité. Me revient alors une image…

Un samedi d’août, au cours d’une randonnée urbaine, en bordure, périphérie… - comment nommer cet espace ? - je croisais deux hommes assis sur la rambarde métallique d’un bout de ligne de tramway. Ils attendaient, le regard posé sur les tentes multicolores de leur camp de fortune.
Ils n’ont pas fait leur rentrée.

Ils veulent juste entrer.

Et le temps défile. Nous sommes rentrés. Ils attendent.

En permanence, le contraste. Ainsi va le monde.

mardi 1 août 2017

Les invariants.

La vie est sans garantie, de rien, jamais. Et c'est pour cela qu'elle vaut le coup d'être vécue.
 
Sur mon chemin - je file la métaphore de la randonnée ! - il y a comme des petits cailloux. Des petits ancrages rassurant, pacifiant les moments d'anxiété quand le terrain est sinueux.
 
Les invariants.
 
Ces moments, mais surtout ces personnes, parfois ces anonymes, je leur écris aujourd'hui.
 
J'ai l'habitude de faire mes courses au même endroit, toujours le même jour, et le même horaire, question d'organisation. Je rencontre ainsi toujours les mêmes visages. L'un plus bonhomme que les autres me saluent. Nous avons pris d'abord l'habitude d'échanger un seul "bonjour", puis un "vous allez bien ?"... et d'autres mots, simples, peut-être aux yeux d'autres des banalités.
 
Oui, mais j'y suis attachée. Mes courses ont une tout autre couleur. Il y a de l'humain, même dans cette surface aseptisée.
 
Et puis, plus rien, l'absence. Les pensées vagabondent. Que lui est-il arrivé ? Je m'inquiète. Plusieurs semaines s'écoulent. Soudain, ce visage ami apparaît, et je lui dis toute mon inquiétude. Je découvre ainsi un homme qui aime bien s'évader, profitant du temps de la retraite. Tant mieux ! Désormais, quand nous nous rencontrons, il me parle de ses voyages à venir.
 
Je fréquente toujours la même plage, aux mêmes horaires (décidément !). Je croise là aussi les "habitués". Mais avec l'un d'entre eux, nous commençons de grandes discussions sur les sciences, la géopolitique... avant de nous laisser tranquille chacun dans notre espace, notre nage et nos lectures. Et voici, là encore, une disparition... Inquiéte à nouveau. Cet homme est au-delà des 80 ans, il me semble... Cette fois, je n'attends pas. Je demande à un "habitué" de ses nouvelles. Ouf ! Il va mieux, il devrait revenir ces prochains jours.
 
Pierre, je vous attends pour le partage de nos points de vue !
 
Sur le chemin qui me ramenait à ma voiture, je me sentais particulièrement bien, je croisais avec plaisir toutes ces personnes s'apprêtant à passer un moment à la plage. Cet enfant zigzaguant, sa mère s'en amusant, ce couple âgé se tenant la main, ces jeunes gens sportifs bombant le torse. Sur le parking, je fais signe à une voiture que je vais libérer une place, échange de regard, un merci, des sourires.
 
Mais les invariants ne sont pas toujours là où on les croit !
 
Dimanche, avec mes nièces, nous regardons des photos de famille, elles s'amusent de se revoir bébé. Découvre leur grand-mère toute jeune, et puis elles me voient sur une photo de maternelle. Je découvre alors que ma coupe de cheveux ressemblent étrangement à celle de mes 5 ans (ne cherchez pas, je n'ai pas encore actualisé ma photo sur le blog) !! Finalement, l'enfant au regard amusé, l'enfant pétillante n'est pas si loin. Je la garde précieusement en moi. Enfant intérieure qui parfois me laisse bouleversée, peureuse, mais aussi qui me donne une grande énergie, me rappelle la légèreté.
 
Petits bonheurs, jour après jour. Ces regards passagers, ces découvertes, ces invariants.
 
 

mardi 18 juillet 2017

Les sens, l'essence, l'essentiel...

Quitter la fournaise toulonnaise, s'éloigner, gagner la fraîcheur dans un autre paysage, prête pour la déambulation. Ne pas bouder son plaisir. La facilité a parfois du bon, grimper vite, oui, mais dans le bercement de la remontée mécanique, dans le ronflement du moteur infatigable.
 
Se laisser découvrir le paysage, laisser venir à soi les couleurs, sentir les parfums de cette nature sous mes pieds, et l'air frais, 20 degrés.
Presque inimaginable. Justement, il ne s'agit plus d'imaginer, juste ressentir, être dans l'instant, s'amuser de voir où l'œil se pose, comment il parcourt cette étendue, revenir à la sensation du corps sur l'assise de la remontée. Savoir que mes pensées m'embarquent dans ce récit.
  
Nombreux seront les aller-retour, alors pour revenir au seul instant présent, si insaisissable, quelques stratégies : enregistrer quelques phrases qui me traversent, éviter de saturer ma mémoire, revenir à ma respiration, comment elle varie au grès de la marche, consciente de mon regard, où se pose-t-il, quelle pensée alors, et recommencer inlassablement, revenir à mes sensations, mon corps en mouvement, le lent balancement des bras pour l'équilibre, les jambes qui se croisent, la position du bassin, les mouvements des épaules, le contact du dos avec les bretelles du sac-à-dos.
  
Partie de cache-cache, l'occasion de sentir les différences de température, la variation de la luminosité, et le vent qui souffle, tranquille.
D'un somment à un autre par la crête, vers l'Audibergue.
 
Quelques randonneurs ça et là, quelques vététistes. Mais pour l'essentiel, la solitude de cet espace.
 

Observer l'horizon, de la cellule à l'immensité du ciel, un parcours vertigineux. Et puis imaginer sous la terre. Entendre tous ces insectes qui participent à la vie de cette terre. Plonger en elle. Être un simple trait d'union ciel-terre, être modeste surtout, respectueuse évidemment. Être émue, sûrement.
 
Trait d'union, comme cet arbre solitaire, impression de savane, d'ailleurs.
 
L'imaginaire très vite, les histoires défilent. Et c'est bon aussi de se sentir nourrie de toutes les images que l'on a déjà pu voir, de tous les sons que l'on a pu déjà entendre. Comment tout cela se compose, plus ou moins harmonieusement, qu'importe. Repérer cette production. La cultiver ou s'en déprendre.
 
Tous ces éléments qui nous fondent, nous rassurent, nous entravent parfois, nous guident aussi. Tout ce qui fait notre chemin, où nous restons parfois à l'affût des marques familières pour avancer.

 
Persévérer, se lancer, construire, apporter modestement sa pierre à l'édifice, car les êtres sont aussi des repères, chacun d'entre nous peut être un repère pour l'autre, un jour, une seconde. Participer à un tout plus grand que soi... Se sentir à sa place, un parmi les autres, interagir, sans se perdre.
  

 
Encore trop de mots, toujours...
 
Laisser pêle-mêle ce qui vient, le noter, le laisser filer comme un nuage dans le ciel. Revenir encore. Ma respiration, mon corps qui trouve l'équilibre de la marche, mes pieds sur le sol...

Comme un village... l'homme bâtisseur qui veut toujours laisser une trace. Prêt à détruire pour cela, aussi. Pensée négative qui surgit dans ce coin de beauté paisible...
 
 
Reprendre son souffle. Inspirer profondément et expirer en mettant au loin tout ce qui ternir ce tableau.
 
 
Trouver un point de repère... savoir où l'on est, où l'on en est.
 
Mais garder l'esprit ouvert et voir alors l'oiseau.
 
Silencieux, déterminé. Et laisser l'improbable arriver.
 
Hauteur de vue. Ouverture. Respiration. Eveil.
 
Et dévaler... avec ce corps en mouvement, plus agile, ce vaisseau qui me transporte dans l'espace et dans le temps... merci, merci de me maintenir en équilibre...
 
 

Dans cette mer de cailloux, entendre mon cœur battant plus fort, les pieds calés dans les chaussures qui s'agrippent, l'air plus chaud, rester dans le silence du vent, se rendre compte que j'ai loupé le chemin au point 176. Revenir sur ses pas. Toujours des aller-retour. Rien n'est jamais linéaire, ainsi se construit la route même avec un point de chute. Bifurquer. Se retrouver.
 
 
 
 
Entre les branches, les feuillages, les pommes de pins, les lavandes, les senteurs de sous-bois, les merveilleux papillons qui guident mes pas, l'approche du point de chute se dessine, pour se restaurer, autrement cette fois.
 
 
 
 





 
 
 


Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable...









Mais un chemin se termine,
pour me permettre
d'en emprunter un nouveau.
A partir de ce qui existe déjà,
dans mon souvenir,
comme la trace
d'un beau chemin,
mon vaste chemin,
les sens sont essentiels,
puisque l'essence du sujet.