samedi 19 novembre 2016

Améliorer sa performance par la fixation d'objectifs


Est-ce qu’un jour Thomas Pesquet imaginait qu’aux environs de 23h – heure française – il atteindrait l’ISS - International Space Station - à bord d’un Soyouz parti presque 48h plus tôt ? D’un rêve de gosse, un peu naïf avec une maquette de fusée en carton, s’est forgé au fil des expériences professionnelles, un projet qui a mobilisé cet homme ses 7 dernières années. Apprendre, apprendre toujours, dans une grande maitrise émotionnelle être confronté à toutes sortes de situations, se découvrir, garder le cap. Aujourd’hui l’ISS, demain Mars, après-demain traverser un trou de ver pour découvrir une autre galaxie… Interstellar devenant réalité, mais je m’égare !
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Garder le cap… à condition de l’avoir défini.

Définir un cap, déterminer les étapes indispensables pour l’atteindre et rester motivé, persévérant, prêt à l’effort.

Pour aller de Toulon à Baïkonour, je sais quelles sont les étapes de ce chemin : quels moyens me donner, quel sera mon plan d’actions pour parcourir les 5535km de distance qui me sépare du cosmodrome... Objectifs et sous-objectifs pour favoriser ma progression dans cette trajectoire !

De nombreuses études indiquent l’effet bénéfique de la fixation d’objectif. Nous l’utilisons en préparation mentale avec les sportifs de haut niveau, mais cette démarche peut être intéressante dans bien des domaines.

Quelques critères pour définir votre objectif (vous possédez un Smartphone, vous aurez désormais un "Smartgoal"  - on trouve les moyens mnémotechniques que l'on peut !) :

-          S = spécifique, il porte sur un objet précis et concret,

-          M = mesurable par des indicateurs adaptés et des points de suivi périodique,

-          A = ambitieux, ou accepté et acceptable, il est stimulant sans toutefois être inaccessible,

-          R = réaliste, il doit être réalisable et adapté au contexte, aux moyens et aux compétences disponibles,

-          T = temporellement défini, il s’inscrit dans un calendrier, avec une date de début, des points d’étapes et une date de fin.


A vous de jouer ! Mais qui sait où cela pourrait vous mener ;-)






Pour suivre la mission Proxima :

Le site du Centre National d'Etudes Spatiales

mercredi 26 octobre 2016

Récréation sur représentation !


La trahison des images – Le principe d’incertitude – Variante de la tristesse

 
Oui, ce n’est pas une pipe, c’est une représentation, ce n’est pas l’objet réel mais la représentation personnelle d’un objet usuel. Voilà comment très simplement Magritte nous permet de comprendre la différence entre représentation de mot (système représentatif du langage, système clos qui comporte les mots de l’écrit et du parlé) et représentation de choses (système représentatif de choses, système illimité composé d’éléments visuels, tactiles, kinesthésiques, acoustiques), et le décalage entre la représentation et le réel. Pour aller vite, le mot n’est pas la chose et les images et les choses, ce ne sont pas les mêmes choses !
 
La preuve par l’image : cette image de femme dont l’ombre représente un oiseau. Infidélité de l’image à l’égard du réel, Magritte le dit lui-même : « On ne peur pas dire avec certitude, d’après l’ombre d’un objet, ce que celui-ci est en réalité ». A cela s’ajoute le fait que le peintre a tout loisir de jouer avec les images. La représentation de chose n’est pas la chose elle-même, je peux donc à loisir trafiquer l’image, elle n’est pas le réel. Vive le surréalisme ! Vive l’art qui permet de mettre une distance avec le réel. Un film, une pièce de théâtre, un tableau, c’est pour de faux, même quand on me raconte une histoire vraie ! Et pourtant je vis cela comme une réalité, je suis émue, quel bonheur de me faire tromper ! Je suis toujours partante pour être embarquée par une œuvre, même si c’est comme nous le disions enfant « pour de faux », mon cerveau s’agite volontiers comme dans la réalité.



Et il s’agite beaucoup quand il cherche à savoir qui de l’œuf ou de la poule est venu en premier, sur ce mouvement perpétuel avec sa logique implacable qui associe le début de toute chose à sa fin, sur le triste devenir d’un œuf qui, passé trois minutes, ne deviendra jamais poule mais sera mangé avec des mouillettes de pain, triste poule confrontée à l’énigme de la vie !

conclusion : la pause est finie, le travail reprend.
 

mardi 27 septembre 2016

Comment choisir un psychologue ?

Le premier réflexe est souvent de demander à son généraliste, à son entourage. Nous apprécions tous de consulter un praticien qui nous est recommandé. Pour autant dans notre domaine, cela ne suffit pas toujours. Indépendamment de ses compétences et du bienfondé de votre demande, la rencontre peut, avec le psychologue, ne pas se faire. Dans ce cas, changez d'interlocuteur. Sachez vous fier à votre ressenti. Vous allez confier, mettre au travail ce qui vous interroge, vous fait souffrir, sentez vous  à l’aise, mais restez vigilant : assurez-vous qu’il ne s’agisse pas pour vous de remettre sans cesse au lendemain un travail qui vous semble pénible. Le voyage en psychothérapie n’est pas toujours difficile, c’est une expérience riche, avec ces bons moments aussi, puisque vous œuvrez pour votre mieux être !
 
Gardez à l’esprit l’objectif que vous poursuivez, le cap que vous visez et n’hésitez pas à évaluer ce qui se passe pour vous en séance. Certes il n’y a jamais d’effet immédiat, mais vous devez sentir au fil des séances que les choses bougent. D’abord le soulagement d’avoir trouvé un espace où vous vous sentez entendu, compris,  des séances qui vous bousculent parfois, mais qui vous aident à dénouer les fils de votre vie. Le psychologue n’aura jamais de difficulté  pour vous expliquer sa formation, sa façon de travailler. Posez les questions que vous souhaitez. N’hésitez pas, et ce dès votre première rencontre.
Ne mettez pas non plus l’aspect pratique de côté. Vous allez, pendant un certain temps, vous rendre régulièrement au cabinet de votre psychologue. La proximité géographique peut être prise en compte. Ne boudez pas votre confort !
De la même manière, ne vous contrariez pas. Vous préférez d’emblée plutôt vous adresser à une femme ou un homme, choisissez en fonction de votre préférence. Il est possible qu’au cours de votre travail, vous compreniez sur quoi se fondait cette préférence. Et si vous deviez reconsulter ultérieurement, vous n’auriez peut-être plus alors la même exigence sur le sexe de votre thérapeute.
De la même façon, certains choisiront leur psychologue dans un annuaire pour la sonorité de son nom, la rue où il consulte… cela aussi s’éclairera dans votre thérapie. En attendant, faites-vous confiance, les conseils qui précèdent vous guideront suffisamment.  

jeudi 1 septembre 2016

Rentrée, stress et respiration

Voici la rentrée avec son lot possible de stress. Stress de rentrée, pour les enfants et adolescents, dans un nouveau lieu : CP, 6ème, 2nde. Pour de jeunes adultes en formation avec une année à enjeu : diplôme, concours ; et pour tout à chacun qui retrouve une entreprise, une administration, une association où il peut y avoir des renouvellements, des réformes, des difficultés budgétaires…

Pour faire avec le stress, qui reste au départ une réaction physiologique normale d’adaptation face aux sollicitations de l’environnement,  plusieurs chemins possibles : contenir cette manifestation par différentes techniques psychocorporelles, mais aussi, si le stress est omniprésent dans votre vie, créant un caractère anxieux, travailler plus en profondeur pour comprendre et trouver une solution par la voie de la psychothérapie.

En attendant, repérez. A quoi savez-vous que vous stressez ? Quelles sont ces manifestations corporelles et mentales ? Face à quelles situations sentez-vous ces manifestations ?

Je vous propose un petit exercice. Prenez le temps d’accueillir votre respiration, telle qu’elle est, là dans cette situation de stress. Où se place-t-elle ? Dans le haut du corps ? Est-elle saccadée, rapide ? Accueillez, sans juger. Repérez les tensions dans votre corps, les pensées présentes… Et tranquillement, agissez. Modifiez le rythme de votre respiration : une inspiration légèrement plus longue que d’habitude et surtout une expiration que vous allongez, mais sans forcer, que cela reste agréable. Installez cette respiration relaxante et observez les changements… Et si vous êtes à l’aise, déplacer votre respiration vers le ventre pour une respiration abdominale : à l’inspiration votre ventre gonfle légèrement ; à l’expiration, votre ventre se vide et rentre légèrement, mouvement ample, tranquille, sans forcer, sans exagérer… Observez les changements en vous.

Que s’est-il passé lorsque vous avez pris le temps de respirer en pleine conscience ? Si l’expérience vous a plu, n’hésitez pas, répétez…

Je vous souhaite une belle rentrée !

lundi 8 août 2016

JEUX OLYMPIQUES 2016

4 ans de préparation pour quelques minutes intenses...
 
Les JO ont démarré ! Nombre de reportages ont montré l'envers du décor. D'abord avec l'organisation des jeux, leur coût de plus en plus exorbitant, les déplacements de population, l'écologie, un retour sur investissement sans  aucune garantie... Ensuite, en France, avec, pour un grand nombre de disciplines sportives, la précarité : les athlètes doivent travailler, s'entrainer et... performer bien sûr !
 
Vivre de son sport n'est pas toujours possible.
 
Pourtant, la préparation aux jeux est exigeante.
 
J'ai trouvé que le reportage "Nageurs, pour quelques secondes d'éternité" donnait une image assez complète de tout ce qui peut traverser un athlète dans les dernières phases de préparation.
 
Savoir transformer ses échecs, assumer un statut de favori, s'appuyer sur ses sensations, être dans l'ici et maintenant (l'anticipation fait souvent monter l'anxiété), trouver du plaisir dans sa pratique, s'appuyer sur le collectif même dans un sport individuel (encore faut-il que le collectif soit cultivé !), et se fixer un objectif qui ne soit pas seulement un objectif de résultat, sans quoi la paix intérieure peut rapidement voler en éclat.
 
La préparation mentale soutient le parcours des athlètes ; l'accompagnement psychologique dénoue également nombre de doutes et de peurs à la veille d'une tel rendez-vous. Pour aborder ce moment en étant présent, relâché, concentré, prêt pour un geste juste.
 
Je ne peux terminer ces lignes sans une pensée émue pour deux jeunes gymnastes du Pôle Espoir de Toulon qui vivent leurs premiers jeux olympiques. Je leur souhaite de vivre cette aventure humaine et personnelle pleinement ! En pleine conscience !

mercredi 3 août 2016

Psychologue clinicienne en blog

IL Y A DU NOUVEAU !
 
Vous trouverez sur cette page d'accueil des articles, réflexions, références, interrogations et toute sortes d'autres choses ayant trait à mon activité professionnelle.
 
Les autres pages sont là pour vous donner des informations utiles. Le métier de psychologue n'étant pas si connu, les spécialités étant variées.
 
Petite précision d'ailleurs dans la sphère des "psys" :
 
Psychologue = bac+5 en faculté, à mon époque un DESS, aujourd'hui un Master 2. Le titre est protégé par la loi (85.772 du 26 juillet 1985, complétée par la loi  de mars 2002 pour l'inscription au registre ADELI). Il existe différents type de psychologue (clinicien, social, expérimental...), la psychologie clinique et psychopathologique étant la discipline permettant le mieux, de mon point de vue, d'appréhender le fonctionnement psychique de l'individu dans le cadre de prise en charge en psychothérapie. Le psychologue choisit ensuite ses outils thérapeutiques. Selon son code de déontologie, le psychologue respecte les droits de la personne, tient sa compétence, a la responsabilité de sa mission et fonction, doit pouvoir expliciter ses fondements théoriques, n'exploite pas à des fins personnelles ses relations professionnelles, respecte le but assigné. code de déontologie
 
Psychiatre = médecin qui s'est spécialisé dans le trouble psychiatrique ; il peut poser un diagnostic, prescrire si nécessaire un traitement, hospitaliser avec ou sans consentement selon la situation rencontrée. Selon son orientation professionnelle, il peut proposer des entretiens à visée thérapeutique.
 
Psychothérapeute = davantage encadré par la loi depuis 2012, cette dénomination doit recouvrir aujourd'hui un minimum de formation. Mais, je ne peux que vous encourager à vérifier la formation de la personne que vous sollicitez quand elle ne peut se présenter que sous le seul titre de psychothérapeute.