dimanche 5 janvier 2020

Nouvelle année, nouveau cabinet !

Je vous souhaite le meilleur pour cette nouvelle année. Le meilleur, c'est qui vous êtes, avec vos fantaisies, vos doutes, vos espoirs, vos déceptions, vos essais, vos projets... et bien plus encore. Je vous accueille dans un nouveau lieu : 15 place de la Visitation, toujours au centre ville de Toulon. (voir les informations pratiques)


mardi 3 septembre 2019

Routines.

Quelques notes de musique qui s’égrènent.
Chaleur à peine tombée.
Vers la fin de l'été.
Rentrée.
Possibles mêmes rengaines.
Dans le monde de vieilles haines.
Dans le monde aussi tant de beauté.

Je n'avais pas envie d'écrire plus. Goûter simplement cette heure. Bientôt 19 heures achevées. Désormais la nuit qui arrive un peu plus vite. Hier le souvenir d'un filet de lune embrasée et si vite cachée. Ici, tout est paisible. Les feuilles d'un livre. Une nouvelle revue à découvrir... Laisser les yeux galoper. Quitter l'écran. Quitter l'écrin. Plonger dans les mots des autres pour... apprendre, entendre, s'émouvoir, forger un regard.

Et puis. Dîner. Repos. Rêverie. Avant de pouvoir dire demain "Bonjour le monde !" quand de ma fenêtre je verrais le clair ciel du petit matin.

J'assume la niaiserie. La légèreté. L'enfantin. Le simpliste. L'inachevé. Le naïf.
And so on. Ainsi. That's all folks. Surtout ne pas se prendre trop au sérieux ;)

                                      Toulon. 19h51.

mardi 30 avril 2019

Attention ! Facebook nous la veut...


Pas super active sur les réseaux sociaux, je me fais ainsi régulièrement rappeler à l’ordre par Facebook qui me dit combien vous êtes esseulés de ne pas me lire… quoi ? Il en sait plus sur vous que vous-même sur votre état ou votre désir ? Wow, je suis impressionnée.

Réseaux sociaux. Vraiment ? Sociaux ? Je ne sais pas. Réseaux entre eux, oui. Oh cher algorithme qui me facebook, m’instagram, me tweet, me googelise… à peine je cherche quelque chose que dans la minute qui suit je vois en boucle la possibilité d’acheter.

Attention. Attention monétisée. Chère, très chère attention qu’on me pique. Piquée d’intérêt pour… quoi, quelques images, infos, sans lesquelles je ne pourrais vivre. Parmi vous. Me faire remarquer…

Collectionner les "like". Facebook soigne mon ego. Trouver la bonne info, tant pis si déjà tant partagée. Nourrir mon cerveau. Oui. Conçu pour inlassablement chercher de l’info. De la fraîche, croustillante, amusante, effrayante, jugeante… et après ?

Moi, l’unique, remarquable, remarquée, étalant ma vie sur des langages obscurs qui me dissèquent, m’analysent, et me logent dans une petite case, comme un jardin secret où fleuriraient les mêmes plantes que moi. Liens de lianes, de racines enchantées où l’on se reconnait. Alors, oui. Bien sûr cela fait mouche. Les grosses ficelles que voilà. Dans l’entre-soi.

Facebook soigne notre ego. Apaise nos symptômes. 5 minutes, le temps de lâcher et d’y revenir. Accroc. Il nous veut accroc. Les réseaux sociaux mangent nos cerveaux.

Voilà. On a beau le savoir, on s’évade dans cet espace indéfini et paradoxalement clos.

Je ne vous écrirais pas plus souvent. Je ne partagerais rien en particulier pour seulement exister sur cet entrelacs virtuel. Non. Je ne veux algorithmer la question de l’Être. Je résiste…

Soyons clair. Pas un acte militant. Pure flemme. Comme quoi, prendre le temps, goûter si amoureusement l’instant est le véritable apaisement. Le luxe dans un monde qui s’accélère sans savoir où il veut aller vraiment. Ralentir. Arrêter de lire. Sourire. Fermer l’écran. Regarder simplement ce qui est. Là. Présent.

jeudi 31 janvier 2019

now.now.now.now. et s'il était toujours maintenant.

La trotteuse galope. Le clavier est resté silencieux tout ce temps. Mesurable et si subjectif. Des heures qui semblent des secondes. Des secondes qui paraissent des heures. Selon que vous vivez, heureux, malheureux. De joie ou de colère. Imperceptible quand vous êtes occupée. Ici et là.

Et soudain réaliser. La nouvelle année. Tiens, une occasion. Ecrire ici, parce que je ne l'ai pas fait depuis longtemps. Alors, pourquoi pas... Se laisser tenter. Laisser filer les mots, comme s'il s'agissait de laisser tout dire. Vous voyez de quoi je parle. Bien. Voyons ce qui vient.

Méditation, épisode 3. Suite et fin (ou pas). Sabler son pas. Vaste étendue, jamais perdue. En groupe, mais toujours à l'avant, pour une vue dégagée. Comme si être seule. Un guide qui vous fait signe quand vous perdez la bonne direction, d'une dune à l'autre. Un groupe fantastique, enjoué, profond qui sait laisser l'espace nécessaire. Du rire, du vent, du sable volant. Et notre troupe qui déambule quelques jours dans ce magnifique désert marocain... pas si désert. Mais restant idéal pour se trouver, autrement, dans un quotidien bien différent du boulot-dodo de certaines semaines.


Pourquoi marche et méditation dans le désert ? M'offrir l'inconnu. Sentir que j'ai les ressources pour faire face à cet inconnu. M'enrichir pour partager.


Il y a des mots qui résonnent encore. Pêle-mêle : Mouvant émerveillement. De quoi je me suis enrichie ? Vivre. Enfance enjouée, toujours cultivée. Traversée... Et plus encore, mais là, vous ne saurez ! Comme un jeu d'ombre ;)


Pour célébrer ce début d'année avec vous, je vous espère de beaux horizons, de vastes étendues ou les champs des possibles pour vous réaliser. Malice et légèreté. Audace et curiosité. 




lundi 17 septembre 2018

S'émouvoir, se mouvoir. De constellations en sillages.


Nous ne sommes pas des cailloux, nous sommes des êtres émotionnels. Cette phrase que j’ai déjà prononcée en cours de séances résonne… Un caillou roule sur une cuisse ; agile, la main le rattrape. Le danseur laisse choir la pierre, nous laissant craindre qu’elle va lui broyer le pied. Corps intact qui continue de bouger. Au sol, debout, et même suspendu. Il nous entraîne d’un continent à l’autre, bercé de chants exotiques. Mic-mac. Dernière pièce du festival Constellations. Kubilai Khan Investigations en action. Vendredi/Dimanche  : danse, performance, texte, mouvement, lumière, obscurité, corps nu ou habillé, différents lieux pour déambuler dans une ville soudain traversée d’étoiles.

L’année dernière, j’étais déjà présente. Mais, je ne m’étais pas sentie à l’aise. Programmation trop élitiste ? Je me sentais exclue d’un environnement que je trouvais replié dans son quant-à-soi. Entre généralités et jugements, je m’étais moi-même enfermée, je crois.


2018, je renouvelle l’expérience. Car tout passe et tout demeure. Texte saisissant. Conférence improbable. Souffle/voix et corps basculés. Identité entre deux. Dans l’obscurité. Danser ! Brume. Sons endiablés. Une femme puissante. Et toujours plus de « danse, danse, danse ». Jusqu’à ce que… Ô ciel ! Un homme stupéfiant surgit en collant…

Tout passe et tout demeure… En dire un peu plus. Sur la parole d’Héraclite.

Héraclite l’obscur qui exige des hommes qu’ils abandonnent leur existence ensommeillée et rêvée pour vivre à la mesure de la réalité qui les entoure. Tout coule, tout s’écoule, ne reste jamais pareil. Toutes choses sont en mouvement. Tout se transforme et rien ne demeure immobile, tout passe et rien ne demeure. Filant la métaphore de l’écoulement : « tu ne saurais entrer deux fois dans le même fleuve, car la seconde fois, le fleuve n’est plus le même, ce sont d’autres eaux, et les berges se sont modifiées ». De même avec le temps qui s’écoule, je ne suis celle que j’étais la veille, mon corps est emporté dans un mouvement pareil à celui des fleuves. « Tout ce que tu vois court au rythme du temps, rien de ce que tu vois ne demeure ». Tout coule. Tout court.

Ce même week-end, dans un autre genre… un peu de souplesse ;)

Kevin Mayer, décathlonien explique après son dernier exploit, au-delà de l’esthétique ou de la statistique, que la piste d’échauffement brûle quand il l’aperçoit. Et d’ajouter, ce qui différencie les champions des très grands, c’est qu’ils sont les très grands dans la sensation et non dans la réflexion, ils vivent intensément l’instant présent.

Mouvement. Déambuler. Découvrir. Être saisie… à condition d’être éveillée. A condition d’être dans l’instant présent… D’Héraclite à Antonio Machado, une fin toute trouvée pour cet article de rentrée, pour remercier tous ceux qui sans le savoir me ramène à l’essentiel. Délicieuse piqûre de rappel…

« Le chemin se fait en marchant. Et quand tu regardes en arrière, vois le sentier que jamais tu ne dois à nouveau fouler (…) Il n’y a pas de chemin, rien que des sillages sur la mer. Tout passe et tout demeure (…) notre affaire est de passer, de passer en traçant des chemins. Des chemins sur la mer »


mardi 31 juillet 2018

Vacances... j'oublie tout ? Sauf de méditer !!!

Non, je n'ai pas oublié... J'ai parlé d'un épisode 1.

Voici l'épisode 2.

Piqûre de rappel. Pour moi, pour vous. Car le plus bel exercice est de se retrouver chaque matin pour ce rendez-vous avec soi-même, en soi-même, mais aussi avec le monde.

Il s'agit d'être. Pleinement. 



Merci Monsieur Mindfulness, et à très bientôt !!




Oui, l'article est court, la vidéo est brève,
mais que voulez-vous,
je suis en vacances...
Profitez. Autant que vous pouvez.

dimanche 22 juillet 2018

Dimanche, objectif et performance...

D'abord samedi. Jazz à Toulon, concert, prendre un verre et parler tranquille jusqu'à se rendre compte qu'il est 2h30 du matin. Rien de grave... sauf quand j'ai décidé d'aller courir dimanche avant d'aller à la plage. Et qu'à la plage, j'y vais vers 8h30...

Calcul rapide... je n'aurais que 3h de sommeil avant de faire mes 10 bornes.

Préparation mentale... revoir quel est mon objectif. La motivation est là. 5h45, les premières notes de musique pour me réveiller. Mécanique lever. Se demander pourquoi s'infliger cela...

Et lentement, je me prépare. 7h du matin, sur mon terrain de jeu habituel, ses chemins caillouteux, son relief surplombant la mer, la fraîcheur matinale... Monologue interne : ne pas se faire de mal, je vais avoir du mal, je ne vais pas forcer... Pourquoi se sabrer avant même les premières foulées ?

Je cours, 1, 2, 3 km... tout va bien, les sensations sont bonnes, le corps n'est pas trop lourd, mais je doute... et c'est alors qu'un nouvel objectif va m'accompagner : écrire ce que vous lisez, et plus particulièrement quelques personnes en tête pour leur dédicacer.

Je ne suis pas sportive. Mais j'aime sentir mon corps dans cet effort. Courir 10 km, une fois par semaine... Du mal à m'y tenir. Mais aujourd'hui, je ne veux pas lâcher.

Courir pour celui qui redouble d'effort pour sauver son projet, courir pour ceux qui croyaient leur projet abouti et qui doivent penser à une autre étape, courir pour celui qui débute un nouveau projet et qui met toute son énergie pour le déployer, courir pour celui qui, aux portes de son projet aoûtien, empreinte un nouveau chemin pour mieux l'élaborer.


Km 5 la douleur au genou droit est plus aiguë. Est-ce que je vais continuer ? Km 6 la douleur à son acmé. Ne serait-il pas raisonnable de s'arrêter. Non, je ne veux pas. Douleur tu es là. La traverser, penser à mon ostéo et ses doigts de fée. Km 7, un regain d'énergie, la musique aussi, le plaisir de l'entendre se dérouler au rythme de ma foulée. For House Music Lovers. Toi même tu sais, cher DJ, que toujours ton son j'écoute dans ma déambulation !

Km 8, le plaisir de se dire qu'on n'est plus très loin de la fin... et bingo, la fatigue s'invite. L'article, le post sur Facebook, la dédicace, se le répéter, tenir, le prix à payer, promis, sur la plage petite sieste assurée. A quoi ça tient ? Chacun sa motivation pour faire sa perf. Pas besoin de grandiose, d'extraordinaire. Ecrire me fait courir. Cela m'appartient. Et la perf du jour... à ma taille.

10 km pour certains, 3 fois rien, pour d'autres 10 km, même pas une idée dans leur tête !

Faire comme l'on veut, comme l'on a envie, comme l'on a besoin.

Se mettre en mouvement, puis se mettre à l'arrêt. Plage ! Y être absolument ce matin car j'ai promis à une petite fille de lui faire une photo pour répondre à sa question : c'est quoi la plage ? Un espace libre, ouvert, le champ des possibles... et aujourd'hui le lieu idéal pour se déposer.